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Le 13 Juin 1944 .... La suite - Ajoutée le 29/06/2010 à 14:06.
 
 

Vous avez été très nombreux à consulter et apprécier l'article concernant "Le 13 Juin 1944 … La Tragédie".

 
Je dois vous en remercier très sincèrement, car cette date marque une page très douloureuse de l'Histoire de notre Ville.
 
Que vous ayez vécu ou non cette période, vos réponses "100% intéressé" témoignent, qu'au travers de plusieurs générations, le souvenir demeure. Au moins, nos martyrs ne sont pas morts pour rien. On pourrait quelquefois en douter depuis ce temps là : 66 ans aujourd'hui !
 
Comme je vous l'avais proposé, je vais vous parler de ceux qui ont perpétré ces crimes et de l'organisation mise en place par les Allemands.
 
Il s'agit d'un sujet beaucoup moins noble que le précédent !
 
Le 11 Novembre 1942, les Allemands envahissent la partie Sud de la France jusque-là scindée en deux par une ligne de démarcation LYON – VICHY – BORDEAUX.
 
Immédiatement, ils installent, dans chaque région militaire, un siège de la Gestapo (Police dotée de plusieurs pouvoirs y compris sur leur propre organisation militaire).
 
Pour le Sud-Est, leur choix se porte sur une luxueuse villa au n° 425 de la Rue Paradis à MARSEILLE. L'Occupation Allemande durera 20 mois (de Novembre 1942 à Août 1944) et transformera cette demeure en un lieu d'épouvante.
 
Deux noms demeurent attachés à ce sinistre souvenir :
-         ROLF MÜHLER, le "Kommandeur" de la SIPO-SD pour la Région Marseillaise et du Sud-Est comprenant huit départements, et
-         ERNST DÜNKER-DELAGE, Chef de son bureau IV qui était plus puissant et plus actif encore que son supérieur.
 
Celui-ci originaire de HALLE en SAXE n'a, dans sa jeunesse, reculé devant aucun méfait : trafiquant, voleur, proxénète. Ce qui lui valut déjà d'être emprisonné en Allemagne.
 
L'arrivée des Nazis au pouvoir en Allemagne lui permit en adhérent au Parti et grâce à son ardeur, de se faire remarquer. Il pouvait donc désormais voler, piller et tuer en toute impunité.
 
L'intéressé qui parlait couramment et parfaitement notre langue, choisit le pseudonyme de "DELAGE" afin de mieux se franciser et d'inspirer confiance.
 
Il fut donc affecté en France et plus précisément à PARIS. Là, il devint l'ami intime des sinistres Pierre BONNY et Henri LAFONT (le pape de la Gestapo française) qui le recommandèrent aux services allemands et le firent nommer à la Gestapo de MARSEILLE.
 
Son premier rôle fut de recruter (près de 400 et même peut être plus) ses hommes de mains, ses mouchards, ses tortionnaires et ses prostituées dans la pègre marseillaise.
 
DELAGE institua ce qu'il appelait "les séances infernales". Pour être plus clair, il s'agissait de la torture des Résistants arrêtés et dont on entendait les cris et hurlements jusque dans la rue.
 
Une quinzaine de "monstres" furent tout spécialement choisis pour former ses "permanents de la torture", qu'on appelait "La Brigade des Caves".
Bébert dit "Le Frénétique" et Tortora dit "Le Boxeur" étaient les plus redoutés, avec leurs égéries, deux prostituées une certaine "Magguy" et une nommée "Blanche" "égayaient" de leur présence les interrogatoires et les séances de tortures.
 
A la Libération, DUNKER qui avait quitté MARSEILLE avant les derniers combats, fut arrêté à PARIS où il se cachait. Ramené à MARSEILLE et écroué aux Baumettes, ce ne fut que le 21 Janvier 1947 que s'ouvrit son procès, devant le Tribunal Militaire de la 19ème Région. Le Jury avait à répondre à 79 questions. Chacune était passible de la peine capitale. Le dépouillement donna 78 "Oui".
 
La sentence fut prononcée le 24 Janvier 1947. Au mois de Juin 1950, DUNKER était toujours emprisonné aux Baumettes. Il ne fut exécuté que le 6 Juin 1950.
 
Pourquoi une aussi longue attente pour le supprimer ? Ceci restera un mystère. DUNKER a-t-il espéré une grâce accordée à beaucoup d'autres ?
 
Tortora dit "Le Boxeur" fut, quant à lui, abattu au cours d'une expédition contre les Résistants à AIX-EN-PROVENCE, en Juillet 1944.
 
Pour ce qui concerne les autres tortionnaires, la liste serait trop longue pour énumérer ce qu'ils sont devenus. Mais beaucoup, hélas, n'ont écopé que de peines minimales et ont vécu, par la suite, des jours heureux.
 
Témoin : "Au procès de la Gestapo Méridionale au FORT SAINT-NICOLAS, en Janvier 1964, où onze inculpés furent réunis autour de MÜHLER (le chef de DUNKER "DELAGE"). Leurs noms, ainsi que ceux de SCHORER, BLASS, SCHMISCH, WILBERTZ et HOLZ demeuraient dans le souvenir épouvanté des Provençaux".
 
Deux d'entre eux furent condamnés à mort : MÜHLER et SCHORER.
Travaux forcés à perpétuité ou réclusion à temps, pour les autres.
 
"Mais le temps passe, apportant sinon l'oubli, du moins un apaisement dans l'opinion publique. Les circonstances politiques invitèrent à la clémence".
 
Les fusils de peloton épargnèrent MÜHLER et SCHORER. Graduellement, les prisons s'ouvrirent. Les condamnés à mort du FORT SAINT-NICOLAS rentrèrent finalement en Allemagne et reprirent une existence tranquille, sans histoires.
 
Si d'aventure un Français, ancien "interrogé" visitait en touriste la ville de MULHEIM, il pouvait encore lire en 1967, gravé sur une plaque de cuivre à l'entrée d'un commerce de boissons en gros, le nom de son tranquille et respectable directeur, ROLF MÜHLER qui s'éteignit paisiblement en 1967.
 
La justice française avait donné un deuxième "coup de grâce" à nos martyrs.
 
Paul LOMBARD
Maire Honoraire de Martigues
Fils de Fusillé
 
Sources :
 

A
Archives personnelles
B
"La Carlingue de la Rue Paradis"
de Georges IMANN-GIGANDET
C
"Au Service de l'ennemi – La Gestapo française en 1940 – 1944
 de Philippe AZIZ

 
 
   
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13 Juin 1944 .... La Tragédie - Ajoutée le 08/06/2010 à 15:34.
 
 

 Charnier du Fenouillet découvert en Octobre 1944

13 JUIN 1944….. LA TRAGÉDIE

Le 13 Juin 1944, 28 Résistants, pour la plupart de notre Région, et parmi lesquels huit Martégaux, étaient fusillés par les nazis au lieu dit "Le Fenouillet", sur la Commune de la Roque d'Anthéron.
 
Les Martégaux avaient été arrêtés le 8 Juin 1944. Le massacre ne fut découvert que bien plus tard, en septembre de cette même année, ce qui, on l'imagine, suscita dans la population -de la ville et d'ailleurs- stupeur, peine et colère. D'autant que les martyrs, dont 4 instituteurs, 3 ouvriers et 1 commerçant, étaient tous honorablement estimés.
 
A ce moment-là, chacun se posait la question : comment cela avait-il pu être possible ?
 
Pour beaucoup, la trahison ne faisait aucun doute ; mais dénonciation locale, ou fuite extérieure ?
 
A la Libération, la première hypothèse fut rapidement écartée. Par contre, la seconde, connue un peu plus tard, fut pire que tout ce que l'on pouvait s'imaginer !
 
La Résistance, chacun le sait aujourd'hui, était composée de plusieurs courants : gaullistes, giraudistes, communistes, socialistes et chrétiens, etc… Chacun d'entre eux avait son organisation propre. Le Général DE GAULLE, inquiet de cette division -et surtout de l'importance des maquis de la Résistance animée par le Parti Communiste- chargea Jean MOULIN d'unifier l'ensemble des mouvements de la Résistance.
 
Le 27 Mai 1943 eut lieu la première réunion du Conseil National de la Résistance qui se tint clandestinement à PARIS. Jean MOULIN réussit non sans mal sa mission, car beaucoup avaient des divergences sur le programme à établir. Quoi qu'il en soit, un premier pas était franchi vers l'unification des différents courants de Résistants : le Conseil National de la Résistance. Toutefois, chacun gardait son organisation propre jusqu'à la Libération (c'est important pour comprendre la suite de l'affaire).
 
MARTIGUES ne fit pas exception à la règle nationale où plusieurs courants existaient, dont voici les principaux, sans sous-estimer les autres.
 
Le plus important était issu du Parti Communiste et de la C.G.T., avec son bras armé les F.T.P.F. (Francs Tireurs et Partisans Français), ainsi que le Front National (pas celui d'aujourd'hui, cela va sans dire !), également animé par le P.C., mais différencié afin de recruter davantage de patriotes non communistes.
 
Le second, le M.U.R. (Mouvement Unifié de la Résistance) comprenait des gaullistes, des giraudistes (ex officiers de l'armée française), des socialistes, des radicaux chrétiens, etc…
 
En Juin 1943, fut créé à Martigues le Comité de Résistance de Martigues, avec :
GALDY Georges qui représentait le Front National,
LOMBARD Paul-Baptistinqui représentait la C.G.T. et le P.C.,
CHALVE Aldéric qui représentait les M.U.R.
 
Chacun gardait pour autant son indépendance.
 
Ces 2 groupes poursuivaient le même but, libérer notre pays, mais avaient des divergences sur la tactique à employer.
 
Le P.C. et le F.N. souhaitaient une action plus engagée, tandis que le M.U.R. la voulait plus attentiste.
En octobre 1943 put paraître dans le journal "La Marseillaise" le premier manifeste clandestin du Comité Local de Résistance de Martigues. Fut ensuite créé le Journal "Le Patriote Martigais" auquel le M.U.R. refusa de s'associer.
 
Par la suite, mon père confia à GALDY que des fuites existaient sur les délibérations du Conseil de leur Comité. Ils devinrent alors extrêmement prudents. Toutefois, en Mai 1944, au moment où filtraient les premiers préparatifs du Débarquement, DAUGEY et DI LORTO
-autres représentants du M.U.R.- eurent une entrevue avec mon père pour dresser ensemble le bilan des résultats obtenus par les M.U.R., le F.N., le P.C. et la C.G.T. Il fut alors décidé de mettre en commun tous leurs moyens d'action.
 
Sur la tactique à employer, je l'ai dit, les M.U.R. étaient en désaccord avec le P.C.
 
Les M.U.R., pour se conformer aux instructions de leur direction à Aix, voulaient créer à MARTIGUES un maquis. Le P.C. estimait que ce projet devait être écarté pour les raisons suivantes :
 
a)            parce que MARTIGUES ne disposait pas des armes nécessaires. Les M.U.R. possédaient 2 ou 3 mitraillettes et quelques révolvers et le P.C. ne détenait qu'une vingtaine de fusils et une trentaine de mitraillettes et de 2 F.M.
 
b)            parce que la situation géographique de MARTIGUES et de ses environs ne se prêtait pas à la création d'un maquis. Le lieu que le M.U.R. proposait au P.C. -dit la Plain- ne convenait ni à un combat défensif, ni pour se soustraire à des recherches.
 
Le P.C. proposa, à son tour, d'organiser en commun un plan de guérilla qui lui aurait permis d'intensifier son travail de sabotage et de harcèlement, car il estimait que la création d'un maquis à MARTIGUES aboutirait à un véritable suicide.
 
La dernière discussion que le P.C. ait eue à ce sujet se passait le 7 Juin. DAUGEY et DI LORTO, ébranlés par les arguments du Parti, demandèrent cependant 24 heures de réflexion avant d'adopter son point de vue.
 
Rendez-vous fut pris pour le 8 Juin à 19 heures. Ce rendez-vous ne consistait qu'à prendre la réponse de DAUGEY et DI LORTO et ne devait être suivi d'aucune discussion, la prochaine réunion du Comité de Résistance devant être fixée pour un jour de la semaine suivante.
 
A ce rendez-vous devaient être présents : LOMBARD, ORLANDINI, DI LORTO, DAUGEY et GALDY. ORLANDINI et GALDY arrivèrent en retard et ne furent donc pas capturés.
 
Mais DAUGEY avait reçu, dans la matinée du 8, un message qui l'informait d''un débarquement allié dans la nuit du 8 au 9 en Provence, et à cet effet, il avait convoqué tous les Chefs de Groupe des M.U.R. pour leur communiquer ses dernières instructions.
 
C'est ce qui explique qu'il y avait beaucoup de monde ce soir-là chez lui.
 
Le rapport de la Gestapo du 6 Juillet 1949 indique à ce sujet que "Lors de l'arrestation de DAUGEY nous avons interrompu une réunion qui avait lieu chez lui et nous avons pu arrêter les personnes suivantes qui s'apprêtaient à prendre le maquis" :
- ABBADIS BARTHELEMY - F.F.I. - PAS DES LANCIERS
- BARTHELEMY Joseph - F.F.I. - MARTIGUES
- DI LORTO Paul - F.F.I. - MARTIGUES
- LOMBARD Paul-Baptistin - F.F.I. - MARTIGUES
- TOULMOND Lucien - F.F.I. - MARTIGUES
- TRANCHIER Henri - F.F.I. - MARTIGUES
 
Après cette rafle inespérée, le rapport souligne, qu'à partir de ce jour, la Résistance dans le secteur de MARTIGUES / MARIGNANE / PORT-DE-BOUC / ISTRES a été complètement anéantie.
 
Une satisfaction pour moi, si je puis dire, car mon père figure comme F.F.I. et non comme Responsable du Parti Communiste ; sans quoi… je n'ose y penser.
 
Hommage à ses camarades d'infortune qui se sont tus.
 
Parallèlement à cette arrestation, des dizaines d'autres survinrent presque simultanément dans des zones différentes les 7, 8, 9 et 16 juin.
 
Une trahison venant d'en "Haut" ne faisait donc aucun doute.
 
Aussi, toujours d'après le rapport de la Gestapo du 6 Juillet et dès le début, nous en avons l'explication. Je cite : "D'après les indications données par un chef offensé et véreux de la Résistance, celui que nous désignerons au cours du présent rapport sous le nom de l'Agent "ERICK", sur ses indications à notre service nous avons pu entreprendre, le 6 Juin 1944, l'action connue sous le nom du cas "CATILINA", contre les Giraudistes "GANT", Groupe d'Action Militaire, et contre les Gaullistes M.U.R. (Mouvement Unifié de la Résistance) qui s'étaient réunis officiellement en Février 1944 pour former les F.F.I. (Forces Françaises de l'Intérieur." Fin de citation.
 
ERICK, nous l'apprîmes à la Libération, était un officier français, fils adoptif d'une bonne famille marseillaise. Offensé de ne pas avoir obtenu l'avancement espéré, il était devenu aigri et véreux. Pour 5 millions de francs en 1944 (ce qui représentait environ 1 250 000 francs en 1972), il n'hésita pas à monnayer sa collaboration avec la Gestapo.
 
ERICK avait été parachuté dans notre région en Mai 1944. Brusquement, sans nécessité et sans avoir été torturé, il se mit au service de la Gestapo marseillaise à la tête de laquelle officiait le sinistre DUNKER DELAGE, Chef de la Gestapo et tortionnaire à l'occasion.
 
Celui-ci reçut une première lettre d'ERICK qui lui proposait ses services pour 5 millions de francs et sans autres explications. DUNKER, qui en recevait beaucoup d'autres similaires, et croyant la missive sans intérêt, la jeta au panier.
 
ERICK récidiva. Il offrit, dans ce second courrier, quelques noms de Résistants connus de DUNKER, mais qui restaient introuvables. DUNKER comprit à ce moment là, qu'il tenait peut-être un informateur inespéré.
 
Rendez-vous fut donc pris entre les deux hommes et le marché conclu. Après les dénonciations du 6 juin, ERICK déballa tout et le 10 juin 1944, donna des renseignements très précis sur les maquisards campant dans la forêt entre CHARLEVAL et LAMBESC.
 
Le 12 Juin 1944, à partir de 4 heures du matin, il fut possible à la Gestapo, avec la coopération de la 24ème division d'infanterie, la LUTWAFFE et B.A.D.(?), d'assiéger et d'anéantir le camp en partie.
 
Bilan de ce jour de combat : 96 ennemis tués et 43 prisonniers (abattus par la suite).
 
ERICK poursuivit sa "collaboration" avec DUNKER et notamment dans les affaires de CADENET, LOURMARIN, CUCURON, LA MOTTE, GRAMBOIS, LA TOUR d'AIGUES et PERTUIS. On assistera alors à la fusillade de dizaines de patriotes.
 
Néanmoins, par ses demandes incessantes d'acomptes, ERICK irritera DUNKER. Selon lui, les informations qu'il lui fournissait n'étaient que trop fragmentaires, du moins à son goût.
 
"Excédé par les croissantes prétentions d'ERICK qui devenait non seulement un vendu à toutes les causes, mais un ennemi personnel éventuellement dangereux, DUNKER décida de le faire supprimer."
 
"Début Août 1944, il le convoqua Rue Paradis et le fit transporter, vers les Baumettes, sous escorte de deux gardiens. Au détour d'un sentier, le véhicule s'arrêta. ERICK et ses gardiens descendirent. DUNKER suivait le groupe à quelques pas. Soudain la voix du SCHARFÜHRER s'éleva. Il cria en allemand aux gardiens "Exécutez-moi ce traître !". Puis, il reprit la phrase en français. Double coup de feu. ERICK tomba, foudroyé. DUNKER, calmement, s'approcha du corps et lui asséna le coup de grâce. Il repoussa du pied la forme sanglante dans les buissons du chemin. Une heure plus tard, le cadavre avait disparu. On ne le retrouvera jamais".
 
Justice était faite pour ERICK.
Pour DUNKER et ses tortionnaires se fut bien plus tard, mais pas pour tous !
 
Je pourrai vous en parler, si cet article vous a intéressés.
 
Sources :
 
A
Archives personnelles
B
"La Carlingue de la Rue Paradis"
de Georges IMANN-GIGANDET
C
"Au Service de l'ennemi – La Gestapo française en 1940 – 1944
 de Philippe AZIZ
D
CATILINA : conjurateur (-108 à – 62 ans avant J.C.) : comme quoi on peut être un assassin et avoir des connaissances historiques
 
 
   
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Le Plan de Prévention des Risques Technologiques - Ajoutée le 05/06/2010 à 19:58.
 
 

LE PLAN DE PRÉVENTION DES RISQUES TECHNOLOGIQUES
FAIT DES VAGUES ….

 Levée de boucliers unanimes à Châteauneuf-les-Martigues, comme à Martigues (Val des Pins), contre la Loi P.P.R.T. (Plans de Prévention des Risques Technologiques), dictée par le Gouvernement, qui en clair, est destinée à mieux nous protéger des risques industriels et plus spécialement, ici, des raffineries et de la pétrochimie.
 
Sur le fond, il est évident qu'on ne peut être contre cette Loi qui consisterait à mieux garantir la vie de nos concitoyens, notamment pour les riverains de ces installations.
 
Mais comme en toute chose, le mieux est très souvent l'ennemi du bien.
 
Ces Lois certainement préparées par des experts très compétents, je ne dis pas "technocrates", ne tiennent jamais compte des particularités locales, de l'avis des populations, des Municipalités ou des associations qui les représentent.
 
Un exemple récent et concret lors de la marée qui a ravagé les côtes vendéennes : un décret préfectoral ordonnant sans aucune concertation avec les Maires et particulièrement les habitants, de raser purement et simplement des centaines de villas.
J'apprends aujourd'hui que cet arrêté vient d'être abrogé et que les riverains ne seront plus tenus de détruire leur maison. Bien que les déclarations gouvernementales soient un peu contradictoires à ce sujet, c'est un premier succès. Comme quoi la lutte finit par payer.
 
Un résidant du Val des Pins m'a fait part dernièrement de la "mollesse" de la Municipalité de Martigues en la circonstance, ne trouvant malheureusement pas le soutien qu'il espérait.
 
Je le regrette et pour ma part je le dis avec force et sans équivoque :
 
1° Il faut déterminer les installations réellement dangereuses au cas par cas et non dans leurs globalités.
 
Pour toute installation avérée menaçante, il faut voir si techniquement des travaux complémentaires peuvent atténuer la dangerosité, voire la supprimer aux frais exclusifs de l'industriel.
 
 On ne peut décréter comme cela a été fait en Vendée d'éliminer tout un quartier. Il faut en examiner la nécessité absolue avec chaque propriétaire d'un immeuble concerné et avoir en premier lieu obtenu son accord.
 
 Par ailleurs, tous les travaux de prospection des installations, comme éventuellement les habitations touchées, doivent être compensés intégralement au centime près, y compris le montant du terrain (la Ville sur ce dernier point peut proposer des solutions) par les industriels.
 
 Enfin, il est utile de rappeler qu'avec la suppression de la Taxe Professionnelle qui était perçue auparavant par la Communauté d'Agglomération du Pays de Martigues et la Communauté de Marseille, ce sont 30 millions d'euros qui seront économisés par TOTAL chaque année, sur Martigues et Châteauneuf-les-Martigues.
 
De quoi satisfaire tout le monde … NON ?
 
   
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