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21 AOUT 1944... LA DELIVRANCE - Ajoutée le 16/08/2010 à 14:47.
 
 

 

21 AOÛT 1944… LA DÉLIVRANCE
 
Dans quelques jours MARTIGUES, traditionnellement depuis 1944, fêtera le 66ème Anniversaire de sa Libération de l'Occupation allemande et du régime de VICHY.
 
Il est aujourd'hui extrêmement difficile de dire ce que cela représentait pour notre population, comme il est extrêmement difficile de raconter l'ambiance de ce jour mémorable, comme ceux qui ont suivi pendant au moins un bon mois.
 
Cette date est évidemment différente pour chaque commune, en fonction de l'avancée des troupes Alliées et de l'intervention de la Résistance intérieure là où ce fut possible.
 
Le 21 Août est pour nous Martégales et Martégaux qui avons vécu ce moment-là, un souvenir inoubliable et aujourd'hui, nous sommes malheureusement très peu nombreux à pouvoir en témoigner.
 
Songez que depuis 1940 date de l'arrivée au pouvoir de PÉTAIN, puis du 11 Novembre 1942, date de l'entrée des troupes allemandes dans la partie sud de la FRANCE, MARTIGUES vivait sous une chape de plomb avec tout son cortège de malheurs, de misères et de privations.
 
Ce Lundi donc 21 Août à 5 heures du matin, les troupes allemandes après avoir fait sauter le pont tournant de Jonquières, les quais et le Viaduc du chemin de fer de Caronte, évacuent précipitamment et en pleine débandade la Ville, en laissant des groupes épars ici et là que F.F.I. et F.T.P. combattent le jour-même, laissant malheureusement un mort et dix blessés dont deux graves.
 
Par ailleurs, la Ville était déjà en pleine effervescence…
 
Mais laissons parler Monsieur Max PAYSSÉ (†), Membre du Front National et l'un des principaux Responsables de la Résistance avec Georges GALDY et Horace SANTUCCI :
 
"L'enthousiasme qui a saisi les gens était indescriptible. Pendant 15 jours, la Place de la Libération (devant la Mairie) fut le carrefour de tous les espoirs. Dans les cafés, le pastis du marché noir coulait à flots. Il y avait une joie inexprimable, un sentiment général de fraternité que je n'ai jamais plus ressenti comme en ces jours là …"
 
Mardi 22 Août, le lendemain, trois chars américains dépêchés pour protéger les ponts de MARTIGUES (hélas déjà détruits) arrivèrent à Jonquières avec la joie que l'on devine.
 
Cette Libération, MARTIGUES l'avait payée cher.
 
Pour y parvenir, pendant la période 1940-1945, elle laissait :
-         86 victimes (Résistance, camps d'extermination, départs militaires, civils …),
-         139 prisonniers de guerre,
-         200 à 250 départs S.T.O.,
-         300 réquisitionnés en 1944 pour travaux forcés,
-         tous ses ponts, Jonquières et Caronte, détruits (sauf Ferrières inutile).
 
MARTIGUES fut coupée en deux de toute communication pendant plusieurs mois, car les quais sud et nord avaient été dynamités (Canal Galliffet).
 
Elle était, après MARSEILLE certainement, l'une des communes les plus touchées des Bouches-du-Rhône.
 
On mesure mieux aujourd'hui pourquoi MARTIGUES célèbre toujours avec autant de ferveur cette date du 21 Août 1944.
 
Alors, si ce Samedi 21 Août, vous avez un moment, pensez à celles et ceux qui sont morts pour notre Liberté : MERCI.
 
 
Sources :
 

Livre de Jacky RABATEL
"Une ville du Midi sous l'Occupation, MARTIGUES 1939-1945"
410 pages
Cette ouvrage est aujourd'hui épuisé, mais il est possible de le consulter à la Médiathèque Louis Aragon

 
 




   
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Pépé et Mémé font la Loi ... - Ajoutée le 08/08/2010 à 11:33.
 
 

PÉPÉ ET MÉMÉ

FONT UN VÉRITABLE TABAC !…
 
 Les deux sculptures en bronze, que nous avons inaugurées le Samedi 3 Juillet dernier sur le quai des Girondins à Ferrières, font un véritable tabacd'intérêt pour toutes celles et tous ceux qui passent à cet endroit.
 
L’un des moments forts a eu lieu pendant le Festival de Folklore. Tous les festivaliers, venus des quatre coins du monde, les ont photographiées ou filmés pour ramener avec eux la photo ou le film souvenir qu'ils ont privilégié pendant cette période.
 
Appareils photos et caméras n'ont pas cessé de fonctionner pendant près de quinze jours et le succès d'intérêt continue encore aujourd'hui avec les touristes.
 
Déjà les clichés pris par milliers "enfoncent" ceux du "Miroir aux Oiseaux", pourtant lui aussi très photographié habituellement.
 
Le Pépé et la Mémé font la loi …
 
Attendrissant tout de même d'observer tous ces gens qui, assis sur le banc à côté de la Ramendeuse, l'embrassent affectueusement sans aucune moquerie bien au contraire.
 
Un hommage à ces hommes et femmes qui dans le monde fermé de la pêche ont construit MARTIGUES.
 
Je ne sais s'ils nous regardent d'en haut, mais si c'est le cas, ils doivent dire à tous les curieux "Merci de penser encore à Nous".
 
 







   
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Tirer à Boulets Rouges - Ajoutée le 30/07/2010 à 12:15.
 
 

Canon à boulets rouges

TIRER À BOULETS ROUGES …

 Il s'agit d'une expression popularisée depuis l'invention du boulet rouge au cours du 18ième siècle, connue et utilisée lorsque l'on veut attaquer quelqu'un ou quelque chose en termes violents et virulents.
 
A cette époque, les canons plus particulièrement ceux utilisés dans la Marine ou la défense côtière, étaient chargés par des boulets en fer soit fondus, soit forgés (les meilleurs) . Un officier de Marine inventa le four à rougir les boulets, ce qui donnait à leur arrivée sur le bateau adverse, une puissance destructrice considérable (notamment dans la voilure).
Cette invention fut cependant bientôt abandonnée car presque autant dangereuse pour l'utilisateur que pour l'ennemi.
 
Son inventeur, jeune Officier de Marine dénommé Jean-Joseph CASTAGNIER (1753-1807) est né à MARTIGUES le 12 Juin 1753 et c'est pour cela que je vais vous parler de lui.
 
Certes, s'il s'agissait simplement de l'invention du "boulet rouge" son nom ne serait peut-être pas passé à la prospérité, mais il fut par ailleurs un très brillant Haut Officier que nous devons connaître en tant qu'enfant de MARTIGUES.
 
Le 24 Avril 1991, Monsieur Lucien DURAND notre Majoral du Felibrige bien connu en notre Ville, me transmettait une photocopie d'un document qui lui avait été remis par un ami de cette institution sur cet "enfant" de MARTIGUES.
 
Jean-Joseph CASTAGNIER est né à MARTIGUES, le 12 Juin 1753, fils de Jean-Baptiste MARCHAND et de Marie BARTHELEMY-.
 
Il a commencé à naviguer au "commerce" sur LE NEPTUNE du 23 Juillet 1774 au 21 Septembre 1774.
 
Puis en "course" (corsaire) pendant la guerre d'indépendance des ETATS-UNIS. Il est cité dans la liste des Corsaires. Ses actions se situent une centaine d'années après celles de Jean BART. Il est donc classé Corsaire de la République et du Premier Empire.
 
Il a gravi tous les échelons d'un officier de Marine de 1778, jusqu'au grade de Capitaine de Vaisseau 1er Classe le 23 Septembre 1800.
¬     Officier de la Légion d'Honneur le 14 Juin 1804,
¬     Décédé à Rochefort le 5 Janvier 1807.
 
Une carrière pleine de péripéties, mais c'est sans doute le siège de DUNKERQUE par les Anglais en 1793 qui l'a rendu célèbre et l'a fait passer à la postérité où là il commande 4 batteries flottantes et 2 petits bâtiments armés (48 canons et 300 hommes au total).
Son action extrêmement courageuse et audacieuse à la tête de ses "infernales batteries flottantes" ainsi dénommées par les Anglais, a permis de débloquer en grande partie le siège de la Ville.
 
Aussi, la Ville de DUNKERQUE très reconnaissante a baptisé, de son nom, l'une de ses places importantes.
 
Voilà un Martégal dont on ignorait tout jusqu'à maintenant.
 
Merci à Monsieur DURAND et aux Felibres de l'avoir sorti de l'ombre.
 
Mais il y en a certainement d'autres …
 
Sources :
 

 
Livre Dunkerque en Flandres de Monsieur Jacques TILLIE
Société Historique et Archéologique de Dunkerque et de La Flandre
Bulletin de "l'Union Fancolnier" publié en 1933
Texte de Monsieur Henri Pierre DU RIN
 
 
 
Livre "Les Gens de la Mer"
aux XVIIème et XVIIIème siècles
Edition KIM - Dunkerque

 



Bateau de pêche Bas Breton secouru par le Neptune
   
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