BONJOUR COUSINS, BONJOUR COUSINES
A un moment plus ou moins avancé de notre vie, nous sommes curieux de connaître nos origines. D'où venons-nous ? Qui étaient nos aïeuls ? Que faisaient-ils ? C'est ce qu'on appelle la généalogie.
Peu pratiquée dans le passé, elle conquit, au fil des ans, un succès de curiosité de plus en plus important.
Le Centre de Généalogie a vu le jour en 1970 à PORT-DE-BOUC à l'initiative d' Yvan MALARTE, prématurément disparu.
Yvan travaillait à la Mairie de cette ville, en qualité de Responsable des restaurants scolaires et avait fréquemment des contacts avec nous à ce sujet.
Passionné de généalogie, il était venu me demander de fouiller dans nos archives pour y trouver la filiation de telle ou telle famille. En effet, la commune de PORT-DE-BOUC étant de création récente -en 1866- ne possédait pas suffisamment d'archives sur ces questions.
Or jusqu'en 1789, les paroisses de FOS-SUR-MER et de l'Ile (MARTIGUES) se disputaient les sacrements. Aussi, pour trancher le débat, l'Archevêque d'ARLES décida que seul le curé de l'Ile (MARTIGUES) pourrait donner les sacrements de baptêmes, viatiques et extrêmes-onctions, tandis que les mariages et communions pascales le seraient par celui de FOS-SUR-MER. D'où l'intérêt manifesté par Yvan de consulter les archives de la paroisse de l'Ile¹.
Plus tard, il souhaita mettre toutes ses recherches sur informatique, ce qui fut fait. Sous son impulsion, son association devint un important Centre de Documentation baptisé Centre Généalogique de Midi-Provence. Il regroupe 7 cercles de généalogie situés dans différents départements du Sud de la FRANCE (Région PACA). Son association créée à PORT-DE-BOUC est devenue un remarquable centre de généalogie, dont le siège est basé à la Bibliothèque de cette commune.
Nos anciens avaient leur arbre généalogique "dans la tête". Ma mère excellait de mémoire dans ce domaine.
Maintes fois, en promenant dans MARTIGUES, elle me disait : "Celui-là ou celle-là, est un cousin ou une cousine". Elle ajoutait : "Tous les "HUGUES" de Saint-Jean sont nos cousins (mon arrière-grand-mère était une "HUGUES" de Saint-Jean"). Mais ma mère était pourtant bien loin du compte !
Lors d'une manifestation organisée à PORT-DE-BOUC sur la généalogie, l'association a souhaité m'offrir en 2002, afin de me remercier pour l'aide apportée par la Ville de MARTIGUES dans ses recherches, mon arbre généalogique.
Ce fut une agréable surprise et un cadeau royal cela va sans dire, car ce travail a demandé beaucoup de recherches. Ce volume, comprenant 200 feuillets, de 2,5 cm d'épaisseur, représente ma généalogie et comprend une ascendance de 550 personnes entre MARTIGUES -ascendance pour ma mère à 90 % de MARTIGUES, à partir de 1634- et LA CIOTAT, SAINT-CYR, LA CADIERE et ENTRECASTEAUX –ascendance pour mon père également à 90 % depuis 1641.
Cette étude généalogique m'a fait, on s'en doute, énormément plaisir, aussi bien pour la branche de ma mère que pour celle de mon père. Tant pour l'un que pour l'autre, mes aïeux sont restés fidèles à leur terroir. Cela se comprend pour MARTIGUES -branche "pêche et dérivés"- et pour LA CIOTAT -branche "paysannerie"- et cela jusqu'au lendemain de la guerre de 1914-1918 quand les deux villes de MARTIGUES et LA CIOTAT se sont par la suite industrialisées (beaucoup moins à ENTRECASTEAUX) et ont amené d'autres familles qui font également partie de la grande famille Martégale ou Ciotadenne.
La "Tribu" des Martégaux d'origine avant 1914 a toujours été unie pour défendre notre petite patrie et son territoire. D'autres depuis sont venues enrichir le "Clan".
Mes racines sont donc provençales à 100 %. Du côté de ma mère, mes aïeuls sont à 90 % nés à MARTIGUES, mariés à MARTIGUES et décédés à MARTIGUES.
On comprend mieux à quel point j'aime ma ville (bien qu'elle ne m'ait pas vu naître).
BONJOUR DONC CHERS COUSINS ET COUSINES DES FAMILLES :
EYGASIER, BOUTIN, ROUBIEU , HUGUES, TURC, FÉRAUD, MOUTTET, GOUME, ARNAUD, PAUL-BERNARD, OLIVE, ESPANET, PIGNATEL, JEAN, LAURENS, SISTERON, TOURREL, ESCAVIS, COULET, SIMIOT, ROMAN, FOUQUE, ESTIENNE, AUDIBERT, DELOUY, BOUROUILLE, JOURDAN, RIVIERE, CHAVE.
J'arrête là car nous sommes déjà à la XIIIème génération, c'est-à-dire en l'an 1646. De plus, si l'on considère que depuis la 4ème génération (celle dont j'ai entendue parler autour de moi), chaque aïeul ou aïeule comptait au moins de 4 à 10 frères et sœurs, on imagine les ramifications que cela représente encore dans la population Martégale d'aujourd'hui.
Au lendemain des Élections Régionales dans un journal local (toujours bien intentionné à mon égard) on a pu lire une déclaration "que la population n'était plus lombardienne". Je ne sais, mais en tout cas, pour moi elle est toujours Martégale de souche et cela suffit à mon bonheur !
Sources :
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Charles CRETINON pour son livre "PORT-DE-BOUC"
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