MARTIGUES À LA CROISÉE DES CHEMINS
Lors de la préparation des Elections Municipales de mars 2008, nous (l'équipe sortante et moi-même) avions présenté à la population les orientations et les projets que nous comptions réaliser pour ce nouveau mandat qui allait s'échelonner de 2008 à 2014.
Au cours des réunions de quartiers qui se sont tenues en 2007, je n'ai pas oublié de signaler la menace qui pesait sur notre ville, par la volonté du Gouvernement de nous intégrer dans la Communauté Marseillaise bien décidée à "s'emparer" de nos taxes professionnelles, qui représentaient la quasi totalité des ressources de notre commune.
A l'époque, certains nous reprochaient d'affoler notre population dans un but électoral. Hélas, ces prévisions se sont confirmées et malheureusement encore aggravées lorsque le Président de la République a annoncé la totale suppression de la Taxe Professionnelle.
Ces prévisions gouvernementales ont soulevé une véritable "bronca" parmi les élus, de Gauche comme de Droite et ont obligé le Pouvoir à revoir sa copie, sans pour autant rassurer totalement les maires concernés. On ne sait toujours pas précisément à quel niveau nous allons être "compensés"!
Songez qu'un véritable pactole de 100 millions d'euros sera économisé par les 10 plus grandes sociétés (entre autres de pétrochimie) de notre commune !
La Municipalité, sous la conduite de son nouveau maire, a vivement réagi et notre population a été bien informée de la situation.
Mais que nous le voulions ou non, il va falloir "faire avec" et donc revoir notre programme présenté en avril 2008 et se "réorganiser" en conséquence, si je puis dire…
Monsieur le maire et moi-même avions promis (autant que cela se pouvait) de ne pas toucher à la politique de la Municipalité, que ce soit dans le domaine social, du logement, de la santé, de la culture, du sport, etc… Nous ne souhaitions rien ajouter à l'austérité promise par le Gouvernement. Par contre, il est certain que nos financements pour réaliser nos projets vont être les plus touchés de notre budget.
Nous investissions chaque année, tant sur le Budget Primitif que sur le Budget Supplémentaire, environ 25 à 30 millions d'euros, dont la moitié par emprunts. Ce qui était, il faut bien le dire, "exceptionnel".
Aujourd'hui, la donne n'est plus la même
Sur le programme électoral de 2008 à 2014, 56 chantiers (tant municipaux que privés) ont été proposés.
Ce chiffre n'était pas exhaustif. En réalité, ce sont environ 150 chantiers, sinon plus, qui étaient en portefeuille (regroupant les projets Ville et annexes, CAPM, SEMOVIM, SEMIVIM…), auxquels il faut ajouter les projets départementaux, nationaux et privés.
Sur ces 150 projets, environ 50 ont été réalisés à ce jour, ou en voie de finition. Ce qui n'est pas mal en moins de 3 ans.
Une centaine d'entre eux, d'importance diverse, reste donc en projet parmi lesquels de "gros morceaux", non encore financés pour leur réalisation.
On peut citer entre autres :
- École de Musique
- Pôle judicaire
- Maison de la Famille
- Parc des Sports La Coudoulière
- Dojo à Julien Olive
- Crèche de La Couronne
- Crèche de La Navale (doublement)
- Groupe Scolaire Saint-Jean
- Boulodrome couvert
- ZAC de la Route Blanche, etc…
Rien que pour ces 10 projets, c'est déjà 60 à 70 millions d'euros environ qu'il va falloir trouver et je ne parle pas du financement des 100 autres (évaluation d'ailleurs sûrement estimée par nos services).
Ce qui veut dire que pour les 3 prochaines années (2011, 2012 et 2013) des choix judicieux sont indispensables. On ne peut en effet sous-estimer les "cas d'urgence" qui peuvent se présenter, comme cette année, l'extension de l'école Aupècle.
C'est ce qu'a commencé à faire la Municipalité lors du vote du Budget Supplémentaire à la dernière séance du Conseil Municipal.
Un "bémol" toutefois : Monsieur le Maire, pour marquer certainement son investiture, a fait inscrire à grand fracas et en urgence, au détriment d'autres projets plus avancés, la Passerelle (?) entre l'Île et Ferrières, ainsi que la "requalification du Cours du 4 Septembre".
Projets très intéressants certes, mais non prioritaires et qui plus est, très couteux.
Tandis que l'école de Saint-Jean, entre autres projets bien plus prioritaires… attendra !