ÉLECTIONS RÉGIONALES 2010
Faisons le point …
Maintenant que les clameurs se sont tues et que les lampions se sont éteints, nous pouvons dans la sérénité analyser plus profondément les résultats du 1er tour de ces élections à Martigues et sa région.
Tout d'abord nous devons être prudents en comparant avec d'autres élections, qu'elles soient Européennes, Présidentielles ou Nationales. Les seules qui s'en "rapprochent" à certains égards sont les Municipales, voire les Cantonales et encore !
L'abstentionnisme a montré qu'elles ne passionnaient pas énormément le corps électoral. La Région ? C'est tellement imprécis dans ses contours et ses compétences sont si peu étendues, qu'il y a eu une certaine "désaffectation" dès le départ, un désenchantement et certainement un écœurement envers les politiques de tous bords.
Pourtant cette fois, compte tenu de la conjoncture nationale et le mécontentement quasi général de notre peuple, cette échéance électorale pouvait être un test marquant pour les partis de Gauche et autres alliés en vue des élections futures qu'elles soient Présidentielles ou Législatives
– d'ailleurs beaucoup plus importantes pour l'avenir de notre pays –.
Étant donné que le Parti Socialiste détenait la presque totalité des régions, il pouvait sembler normal qu'unis dès le départ, nous présentions une liste commune pour battre la Droite dans son ensemble, comme en 2004.
En créant le Front de Gauche (BUFFET, PC, et MELENCHON, NG), les directions des deux Partis ont voulu donner une image alternative et plus crédible de la Gauche, par rapport au Parti Socialiste jugé trop « social démocrate » et trop « libéral ».
La stratégie était pertinente mais encore fallait-il qu’elle soit suivie par les électeurs. Or, les premiers sondages, en l'occurrence très pessimistes pour le Front de Gauche (moins de 5 % au
1er tour pour la Région Provence Alpes Côte d'Azur), le plaçaient en position d'élimination.
C'est pourquoi bien avant le commencement de la campagne, j'ai lancé un appel à l'union dès le 1er tour.
Martigues a toujours été un cas particulier. Le Parti Communisteici n'a jamais été majoritaire en soi. Son union avec le Parti Socialiste et les Partenaires lui a toujours été bénéfique et ce depuis 50 ans.
Briser cette union était risqué tant pour aujourd'hui que pour demain. Ainsi je n’ai pas oublié qu’en 1988, aux élections Législatives où j'ai été élu Député de la 13ème circonscription, je n'ai obtenu, bien que Maire à cette époque, que 40 % à Martigues au 1er tour. Seul l'effondrement du Parti Socialiste a permis ma victoire. Je n’ai pas la mémoire courte, donc, prudence…
Examinons maintenant le détail des résultats. J'entends bien qu'on peut faire dire aux chiffres ce que l'on veut, mais ils sont têtus car on ne peut les falsifier.
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1ER TOUR
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2ème TOUR
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ABSTENTIONS
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49,84 %
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44,31 %
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On peut dire que les abstentions sont dans la tendance nationale pour les différents Partis, tant pour le 1er que pour le second tour.
Examinons maintenant de plus près les résultats du 1ER tour sur Martigues.
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Nbre de Voix
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%
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VAUZELLE
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P.S.
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5 030
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31,26 %
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COPOLLA
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P.C.
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3 426
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21,29 %
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VICHNIEVSKY
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Europe Ecologie
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1 244
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7,73 %
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RAVIER
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Front National
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2 576
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16,01 %
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MARIANI
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U.M.P.
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2 334
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14,51 %
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Soit un total de 60,19 % pour la Gauche, devant l'ensemble de la Droite qui elle ne totalise que 30,52 %. On ne peut que s’en réjouir. Heureux pour ma part d’y avoir apporté ma modeste contribution.
Ces résultats représentent traditionnellement la tendance de Martigues pour les autres élections. La Gauche totalise 60 % des voix par rapport à la Droite. On ne peut donc pas parler de mouvement important d'un côté, comme de l'autre, comparativement aux résultats des élections Municipales.
Dans le détail :
Le P.S. fait un véritable carton, mais nos collègues socialistes qui ne sont pas des « sots » savent, avant tout, que la personnalité de l'homme qu'est Monsieur VAUZELLE et la volonté d'union avec le P.C., dès le 1er tour, ont favorisé ce score.
En effet, il arrive en tête dans tous les bureaux de la ville (une seule exception), sur les 31 de la commune.
L'U.M.P. et le Front National ne le battent dans aucun bureau.
Mais si l'on considère l'union de ces deux Partis, le P.S. perd dans 14 bureaux.
Le Front de Gauche
La liste de Monsieur COPPOLAarrive en tête dans un seul bureau.
L'U.M.P. la devance dans 7 bureaux.
Le Front National est également devant dans 3 bureaux
Enfin, si l'on imagine là encore l'union de ces deux Partis, le P.C. perd 16 bureaux supplémentaires.
Au total, cela fait 26 bureaux sur 31 où le P.C. tout seul est en infériorité.
Inquiétant … NON ? dans une ville où le P.C. est à la direction des affaires communales depuis plus de 50 ans …
Pourtant, cela ne semble pas inquiéter outre mesure Monsieur le Maire de Martigues, plutôt satisfait de lui-même en déclarant à l'issue du premier Tour dans "La Provence" du 19 Mars dernier : "que cette ville n'est pas Lombardienne et qu'elle n'appartient pas à un homme seul quel qu'il soit. Martigues est avant tout Républicaine".
En tout cas, si elle n'est pas "Lombardienne", elle est encore moins "Charrouxienne" (moins 40 points par rapport à la Majorité unie de Mars 2008, sous mon nom).
Par contre, il a raison lorsqu'il déclare que Martigues n'appartient pas à un homme seul quel qu'il soit et j'ajoute encore moins s'il est le leader d'un seul Parti.
Enfin, pour être et rester Républicaine, Martigues doit être UNIE et FRATERNELLE et non DIVISEE.
Pour ne pas en rajouter, je conclurai par cette citation empruntée à Catherine de Médicis (SVP) :
"Le 23.12.1588, Henri III invite le duc de Guise en son château de Blois. Cette invitation est un guet-apens : Henri de Guise meurt sous les coups de dagues.
La reine-mère Catherine de Médicis s'alarme des cris entendus au-dessus de sa chambre. "Madame, ce matin je me suis rendu roi de France, lui explique Henri III. J'ai fait mourir le roi de Paris !".
Catherine s'inquiète : "Dieu veuille que cette mort ne soit point cause que vous soyez roi de rien ! C'est bien taillé mon fils ; maintenant il faut recoudre".
Oui, Monsieur le Maire, il faut recoudre et au plus vite car moi, au moins, je ne suis pas encore mort.