François Plébiscité ….
Il faut être vraiment de mauvaise foi pour ne pas reconnaître qu'avec les "élections citoyennes", le parti socialiste a marqué un grand coup dans l'opinion publique.
Plus que jamais, les "appareils" des partis ne sont plus maîtres de leurs troupes. Martine Aubry, secrétaire générale du PS, en mesure aujourd'hui toutes les conséquences pour elle.
Faut-il croire que c'est uniquement une affaire de "programme" ? Je ne le crois pas.
En lisant à la lettre le programme présenté par l'un ou par l'autre, on n'y voit pas une grande différence, sinon une débauche de belles promesses qui seront difficilement tenues, il faut avoir le courage de le dire. A mon avis, c'est surtout la "cote d'amour" qui a joué en faveur de l'un ou de l'autre dans cet élan populaire.
Pa contre, toutes celles et tous ceux qui se sont exprimés ont marqué, avec force, leur opposition à Sarkozy candidat quasi-certain de la droite.
C'est donc de bon augure pour la gauche à condition de rassembler encore davantage.
François Hollande s'en est fait le champion. Il lui faudra convaincre, tout au moins, écouter et entendre l'autre candidat de la gauche.
Pour sa part, le front de gauche doit sortir de son isolement, sans pour autant se compromettre afin d'affirmer sa volonté de prendre sa part dans la direction du pays, comme beaucoup d'élus communistes prennent leurs responsabilités dans la gestion des villes dirigées par le parti socialiste et inversement pour les socialistes.
Post-scriptum
Je voudrais terminer cet article sur une anecdote, plus amusante et de circonstance, puisée dans ma mémoire martégale.
Ce n'est un secret pour personne que le langage, surtout de nos grands-pères, n'était pas particulièrement châtié.
C'est ainsi que l'expression "tu me casses les c…." se traduisait par une grossièreté plus nuancée, mais tout autant expressive, "tu me casses les hollandes", par allusion, vous l'avez compris, à la célèbre boule rouge du fromage Edam des Pays Bas. Avec toutes mes excuses pour François car les Martégaux semblent bien l'aimer.