La passerelle qui fait "couac" - Ajoutée le 24/11/2010 à 19:54.
 
 

LA PASSERELLE QUI FAIT «  COUAC  »

C’est inscrit dans l’histoire, l’aménagement des ponts nécessaires pour traverser Martigues et plus particulièrement pour desservir le quartier de l’Ile, n’a jamais été sans poser des problèmes aux différentes municipalités de toutes époques.
 
Plus récemment, la construction des «  ponts bleus  » nous a obligés à une longue réflexion.
 
L’Ile déjà pénalisée par la destruction du pont tournant la reliant à Jonquières, ne pouvait être doublement affectée par la disparition du pont construit en 1949 qui la raccordait cette fois dans l’axe séculaire à Ferrières.
 
C’est ainsi que le choix de deux nouveaux ponts s’est imposé : un axe unissant directement Jonquières et Ferrières et un autre maintenant l’axe ancestral de Ferrières à l’Ile.
 
- A l’usage et sans autosatisfaction, ces deux ponts ont fait la quasi unanimité tant par leur esthétique, que par la desserte qu’ils génèrent entre nos trois quartiers (toujours hélas embouteillés lorsque le pont levant fonctionne non seulement pour les gros bateaux desservant particulièrement Berre, mais aussi, pour un simple voilier, ce qui est plus pénalisant).
 
- Par contre, l’unique desserte de l’Ile par la Rue de la République nous a imposé une longue réflexion non seulement pour le choix du sens de circulation de cette voie –soit nord/sud, soit sud /nord- qui de toute façon oblige un tour complet de l’Ile, mais surtout pour un gros souci de sécurité. Ce dernier problème n’a cessé de nous préoccuper en raison des nombreuses manifestations organisées pour animer ce quartier et qui rendent la circulation et le stationnement de plus en plus difficiles.
 
Peut-on imaginer ce qui pourrait se produire en cas d’accident, par exemple lors du festival folklorique ?
 
D’où l’idée d’aménager un petit pont levant type «  Van Gogh  » qui unirait l’extrémité ouest de l’Ile à Ferrières (à droite de la cafétéria de la mairie), et permettrait le passage de simples voitures, des camions d’incendie mais aussi, en permanence le passage des six cents bateaux de plaisance stationnés dans le port de Ferrières.
 
Pourquoi type «  Van Gogh  » ?
- C’est ce genre de pont dit «  Pont du Passage  » qui autrefois reliait l’Ile à Ferrières (à hauteur de la place Jean Jaurès) et donnait par ailleurs accès à l’Etang de Berre. Il demeurerait ainsi dans l’histoire de notre ville par son pittoresque et sa discrétion dans le site.
 
- Enfin, parce qu’Amsterdam compte plus de 300 ponts de cette catégorie construits sur ses petits canaux enserrant des centaines de bateaux de plaisance qui peuvent quand même en sortir.
 
Nous en étions donc à ce degré de réflexions au moment des élections municipales de mars 2008. Ce projet ne figurait pas sur le programme des 56 présentés par la Municipalité sortante, non pas qu’il fut mis à l’écart, mais par ordre d’urgence et de financement parmi les 60 autres encore en gestation.
 
Quelle ne fut pas ma surprise lorsque peu après son investiture et certainement pour «  marquer  » son «  efficacité  », le maire a privilégié parmi d’autres dossiers celui de la construction du pont reliant l’Ile et Ferrières sous forme d’une «  passerelle  », et de la revitalisation du Cours du 4 septembre avec au préalable une grande «  enquête esbroufe  » (dont nous reparlerons).
 
Que ce soit pour le pont ou le Cours, ordres furent donnés aux services urbanisme et techniques de mettre «  tout le paquet » pour que ces projets puissent voir le jour le plus rapidement possible.
 
De ce fait, certains d’entre eux qui étaient presque immédiatement réalisables furent mis au placard par la seule volonté du maire. Ce qui explique que pendant dix huit mois, Martigues a manqué le pas pour ceux plus importants (exemple : l’école de Saint-Jean et bien d’autres) et a pris un retard considérable.
 
De plus :
- Aucune véritable concertation pour la passerelle ni au Conseil Municipal, ni avec les 600 plaisanciers du port de Ferrières, ni avec les habitants de l’Ile (au demeurant très partagés sur l’utilité de cette passerelle permettant tout au plus à quelques piétons d’économiser quelques 200 mètres).
 
- Aucune proposition pour la sécurisation de l’Ile.
 
- Aucune réponse valable pour la circulation des bateaux «  son mode de fonctionnement proposé n’est qu’une hypothèse… mais comme elle sera commandée depuis l’Hôtel de Ville, on pourra sûrement s’adapter  » dixit le maire à propos de la passerelle.
 
Comment un maire qui investit près de 4 millions d’euros peut-il faire une réponse aussi évasive «  demain on verra  » ?
 
- Aucune étude sur les horaires d’ouvertures et de fermetures de cette passerelle n’a été faite, ni d’ailleurs sur le personnel nécessaire à son fonctionnement.
 
- Enfin et surtout la «  commission nautique  » organisme compétent pour la circulation maritime n’a pas été consultée. Il serait donc étonnant qu’elle donne un avis favorable car les plaisanciers y sont représentés et écoutés.
 
- De même que devant un tel «  cataplasme  » à l’entrée du port de Ferrières, la protection des sites (non consultée) dise «  amen  ».
 
Tout cela est tout de même inquiétant : ces imprévoyances sont pour le moins condamnables.
 
Ne confondons pas vitesse et précipitation !
 
 
   
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"Essence et Tabac" les deux mamelles de la France - Ajoutée le 16/11/2010 à 14:07.
 
 

ESSENCE ET TABAC
"LES DEUX MAMELLES DE LA FRANCE"

Parodiant le célèbre et avisé Sully, Ministre d’Henry IV, qui a favorisé notre agriculture en son temps avec le slogan "labourage et pâturage" sont les deux mamelles de la France, on peut dire que ce slogan pourrait être repris par nos ministres d’aujourd’hui, sous une autre forme "essence et tabac" sont les deux mamelles de l’Etat.
 
D’abord si l’on en croit les agriculteurs et éleveurs de notre Pays, il y a belle lurette que labourage et pâturage ne rapportent plus comme par le passé !
 
"ça eut payé". De nos jours, "ça ne paye plus", comme disait Fernand RAYNAUD. D’où les nombreuses manifestations de nos paysans et ils ont raison !
 
Actuellement, ce sont les automobilistes et les fumeurs qui sont les nouvelles mamelles de l’Etat.
 
Et régulièrement "hop", une "petite" augmentation ! Mais ces consommateurs, eux, ils ne manifestent pas, ils subissent…
 
N’étant ni un gros consommateur d’essence ni un fumeur, je peux me permettre en toute objectivité de les défendre. C’est exagéré, car toutes ces augmentations touchent en premier les "petits" pour aller au boulot ou se détendre un petit peu.
 

Le malheur, c’est qu’on n’en voit pas la fin…

 

   
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L'ARMISTICE DU 11 NOVEMBRE 1918 A MARTIGUES - Ajoutée le 05/11/2010 à 14:00.
 
 

 

L'ARMISTICE DU 11 NOVEMBRE 1918 A MARTIGUES

 
 
Cet Armistice du 11 Novembre 1918 mettant fin à la guerre 14-18 a toujours eu à Martigues une ferveur particulière.
 
Peu de temps avant sa disparition, Monsieur Henri Callamand, un de nos instituteurs à l'école de l'Ile, ancien Combattant de cette guerre et dernier Président de l'Association des Anciens Combattants 14-18, lors d'une commémoration où il y avait une forte participation me dit : "Paul, promets-moi de toujours maintenir avec ferveur cette manifestation même lorsque je ne serai plus là" ; en quoi, il va de soi que je le rassurai pour l'avenir.
 
En effet, Martigues avait payé très cher cette période (comme toutes les communes de France) et ce moment était donc très attendu.
 
Madame Léone Abbatino, première Employée Municipale avec Monsieur Félicien Duroux ayant en charge les archives municipales, avait déjà entrepris une étude sur tous les soldats tués pendant cette guerre. Cette étude a été revue et complétée en 2008 à ma demande.
Je vous en livre l'essentiel :
 
"On ne sait pas exactement combien de Martégaux sont partis au front".
Martigues "Ville de pêcheurs" compte alors 7 500 habitants parmi lesquels 600 inscrits maritimes dont au moins les 2/3 ont été mobilisés dans la Marine ou les Fusiliers Marins.
 
1°) - Le plus jeune des soldats morts
4 soldats de 19 ans sont recensés.
Cependant, après le calcul de leur âge effectif à partir de leur jour et mois de naissance, il apparaît que :
-          les jumeaux EYGASIER Marius Clément Félix et
-          EYGASIER Valentin Lazare, nés à Martigues le 10.06.1898 avaient 18 ans et 9 mois lorsqu'ils décèdent le 19.03.1917,
-           BROS Pierre Louis, né le 5.08.1897 avait 19 ans et 1 mois à son décès le 18.09.1916,
-          SORRENTINO Pierre Louis, né le 22.05.1896, avait 19 ans et 7 mois à son décès le 24.12.1915.
 
2°) Le plus âgé des soldats morts
-          BEDOC Joseph Victor, né à Saint-Mitre-les-Remparts le 20.07.1872, est mort le 25.10.1918 à l'âge de 46 ans (il aurait fêté ses 46 ans 10 jours après son décès).
 
3°) Le premier soldat tué
2 soldats sont recensés :
-        OLIVE Cyrille Antoine et ROSSINI Vincenzo, morts le 20 Août 1914 à DIEUZE en MOSELLE.
 
4°) Le dernier soldat tué avant l'Armistice
-          BEDOC Victor Joseph mort le 25 Octobre 1918 : serait le dernier soldat mort au front à TAGNON dans les Ardennes.
 
5°) Soldats décédés après l'Armistice
-          BOURDET André Louis, mort le 29 Mars 1919 (lieu du décès non déterminé)
-          BARBERO Marcellin, mort le 30 Novembre 1918 à l'hôpital de Martigues
-          BROS Joseph, mort le 24 Décembre 1918 à l'hôpital d'Alger
-          HUGUES Joseph Antonin, mort le 19 Mars 1919 à l'hôpital de Modenhein dans le Haut-Rhin
-          ISSALENE Marius Louis, disparu en mer le 7 Mars 1919.
 
6°) Nombre de soldats décédées par année
 

1914
1915
1916
1917
1918
1919
24
50
25
26
26
3

L'année 1915 est la plus meurtrière pour les combats de la Somme et de la Marne.
 
7°) Nombre de soldats décédés par arme
 
Artillerie
Aviation
Chasseurs à pied
Chasseurs
Alpins
Génie
Infanterie
Infanterie
Coloniale
Marine
4
1
11
5
6
71
27
24
L'infanterie est la plus touchée avec 120 soldats tués.
(Pour 12 soldats, l'arme n'a pas pu être déterminée)
 
8°) Nombre de soldats de Martigues décédés par quartier et dans les écarts
 

Ferrières
Campagne de Ferrières
Jonquières
Campagne de Jonquières
L'Ile
17
5
40
3
27

 

Saint-Jean
La Couronne
Carro
Saint-Julien
Saint-Pierre
2
5
8
8

(Le domicile de 46 soldats n'a pas été retrouvé dans les recensements de la population).
 
9°) Soldats décédés par département et lieux de combats
 
            Batailles en France :
 

Aisne
Allier
Alpes-Maritimes
Alsace
Ardennes
Aube
Bouches-du-Rhône
Haut-Rhin
9
1
1
5
3
2
7
3

 
Marne
Meurthe-et-Moselle
Meuse
Moselle
Nord
Oise
Pas-de-Calais
23
8
22
2
2
1
7
 

Savoie
Seine-et-Marne
Somme
Var
Vaucluse
Vosges
1
23
8
4
2
2

Les départements de la Marne et de la Meuse recensent le nombre le plus important de soldats tués (combats de la Somme et de la Marne et combats de Verdun).
 
            Batailles hors métropole :
 

Algérie
Belgique
Flandres Occidentales
Maroc
Serbie
1
4
1
3

 
            Batailles navales :

Golfe de Salonique
Méditerranée Occidentale
Océan Atlantique
Mer
Adriatique
Mers ou Océans non déterminés
1
4
3
5
5

 
 
 
 
(pour 16 soldats aucun lieu n'a été retrouvé).
 
10°) Liste des marins décédés lors des batailles navales
 

Nom et Prénom
Bateau
 
Date du décès
Age
AUBERT Louis
Gambetta
Torpillage
Avril 1915
23 ans
AURELIO François
Gambetta
Torpillage
Avril 1915
22 ans
REY Max
Gambetta
Torpillage
Avril 1915
21 ans
MEGY Jules
Gambetta
Torpillage
Avril 1915
23 ans
HERITIER Jacques
Ginette
Torpillage
Mars 1916
29 ans
PACE Antoine
Sufren
Torpillage
Décembre 1916
22 ans
SEUZARET Léon
Sufren
Torpillage
Décembre 1916
27 ans
SCALESSA Antoine
Sufren
Torpillage
Décembre 1916
30 ans
ANGUILLE Félix
Vinh-Long
Torpillage
Février 1917
23 ans
AZIBERT Alfred Louis
Le Medie
Torpillage
Février 1917
23 ans
EYGASIER Valentin
EYGASIER Marius
(Jumeaux)
Danton
Danton
 
Torpillage
Torpillage
Mars 1917
Mars 1917
19 ans
19 ans
 
EYGASIER Victorin
Danton
Torpillage
Mars 1917
28 ans
GENSOLEN Paul
Natal
Torpillage
Août 1917
41 ans
ESCAVIS Lazare
Basque
Torpillage
Février 1918
31 ans
GAUDINO Luc
Molière
Torpillage
Mai 1918
32 ans

 
Liste des marins décédés dans des lieux différents
 

Nom et Prénom
 
 
 
JOURDAN Pierre
Dixmude
Novembre 1914
20 ans
JEANNONE Marius
Nieuport
Mars 1915
26 ans
FOUQUE Antonin
Détaché aux Chantiers de Lavéra
Janvier 1918
39 ans
ISSALENE Marius
Disparu en mer
Mars 1919
25 ans
ESCAVIS Frédéric
Décédé à l'hôpital de Saint-Mandrier Toulon
Janvier 1915
22 ans
MAUNIER Jean
Décédé à l'hôpital militaire de Marseille
Janvier 1915
29 ans
DEFUSCO Félix
Décédé à l'hôpital de Saint-Mandrier Toulon
Août 1918
24 ans
BROS Joseph
Décédé à l'hôpital d'Algere
Décembre 1918
39 ans

 
 

   
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