"DEPUIS QUE JE CONDUIS UNE COALITION, J'AI BEAUCOUP MOINS D'ADMIRATION POUR NAPOLÉON"
Ces paroles prononcées vers 1944 par le Général EISENHOWER lorsqu'il a été investi Commandant en Chef des Forces Alliées, révèlent les difficultés qu'il a dû surmonter pour harmoniser les différentes décisions et actions des Etats-Majors des armées alliées placées sous ces ordres.
Ses propos sont, je crois, encore plus d'actualité aujourd'hui, lorsqu'on voit tant en Libye qu'en Côte d'ivoire les errements des Institutions (O.N.U.) ou alliances militaires (O.T.A.N.) en particulier.
L'ancienne société des Nations avait faibli de 1920 à 1946 pour maintenir la paix.
HITLER, MUSSOLINI, FRANCO avaient, d'un revers de main, balayé tous les traités des états qui s'étaient juré fidélité à la paix.
Le Général DE GAULLE avait compris et ironisé en son temps, sur l'efficacité de l'O.N.U. et de l'O.T.A.N.
Aujourd'hui, comme disait Raimu dans la "Femme du Boulanger", "Nous sommes dans un pétrin qui ne pétrit plus".
Un vent nouveau inespéré s'est levé sur la Tunisie, l'Egypte, la Libye, la Syrie etc… si en Tunisie et en Egypte (grâce, il faut bien le dire, à la neutralité de l'armée) la succession s'est relativement bien passée, pour la Lybie c'est bien différent.
Si les premières frappes aériennes françaises et américaines ont ébranlé KHADAFI, le délai pour le transfert du commandement à l'O.T.A.N. a permis au "saigneur" du pays de se ressaisir.
Je crois qu'aujourd'hui il ne faut plus tergiverser. Si on ne veut pas une intervention terrestre, il faut armer les Libyens rebelles pour lutter efficacement contre l'armée et les mercenaires de KHADAFI, sinon ce sera l'écrasement de BENGAZI.
L'histoire peut se renouveler. La NON-INTERVENTION surtout de la France et de l'Angleterre lors de la guerre civile en Espagne a coûté la mort de milliers de Républicains Espagnols, mais aussi lors de la guerre contre HITLER et MUSSOLINI dont on connait malheureusement la suite…