" MONSIEUR LE PRÉFET,
LES MARTEGAUX SONT DES « CHEVAUX RETIFS »"
C’est la phrase « imagée » qu’avait prononcée vers les années 65, Francis TURCAN, notre Maire de l’époque, à Monsieur le Préfet du moment sur un sujet (je ne me souviens plus lequel) où nous voulions affirmer la nette opposition de la ville de Martigues aux propositions de l’autorité de tutelle.
Cette répartie nous avait bien amusés, Clément ESCOFFIER et moi-même qui assistions à cette réunion, mais elle exprimait avec un certain humour et avec vigueur le caractère des Martégaux.
Car il faut bien le dire notre Ville a souvent été malmenée par l’Histoire et il a fallu bien du courage et de la détermination pour préserver notre « petite patrie ».
Ce qui a été notre force jusqu’à présent, c’est notre liberté d’expression au-delà des dogmes politiques ou autres, pas d’ordres des « appareils », un pragmatisme dans tous les cas de figure et dans toutes nos décisions.
Un seul mot d’ordre « préserver l’indépendance de notre Ville » et ce depuis plus d’un demi-siècle. Mais aujourd’hui plus que jamais, cette indépendance est menacée, les « tripatouillages » autour du grand Marseille m'inquiètent.
Y aura-t-il suffisamment de « tripes martégales » véritablement libres de toute chapelle pour défendre notre Ville ?
Je le crois, à condition de tous s’unir autour de cette volonté sans aucun clivage.
Nous aurons besoin de « tout le monde » ; pour ma part, je m’y engagerai avec détermination et serai présent dans ce combat.
Le brave Francis avait raison, « les Martégaux sont des chevaux rétifs », j’ajouterais « toujours ».