OU SONT PASSES NOS GENDARMES ?
MARTIGUES … TES "SERVICES PUBLICS" FOUTENT LE CAMP …
La gendarmerie (service séculaire) comme les Affaires Maritimes sont parties, la sécurité sociale va suivre, la caisse d'allocations familiales menace, sans oublier un effectif de la police nationale gelé.
Autant de services publics qui quittent notre ville, sans tambours ni trompettes et surtout sans réactions apparentes de la Municipalité. Un comité de défense des services publics mort né …
Pourtant dès la menace de disparition de la gendarmerie, j'avais saisi Madame la Ministre des armées sur le "cas" de Martigues. Des propositions intéressantes avaient d'ailleurs été avancées pour un redéploiement des gendarmes sur la côte bleue, y compris la Couronne / Carro bien trop éloignée de notre commissariat central. Monsieur le député-maire de Sausset les Pins était même d'accord en grande partie sur cette proposition. Madame la Ministre nous avait répondu, je dois dire assez rapidement, en nous assurant qu'une réunion sous l'autorité de Monsieur le Préfet serait programmée pour examiner la situation. Malheureusement cela n'a pas été reçu d'effet.
Pour défendre les affaires maritimes, nous avions dressé avec l'aide de son personnel, un dossier très bien étayé, je dirais même un dossier "canon" qui avait ébranlé la commission ad-oc convoquée et présidée par Monsieur FROMION, préfet de l'époque. Mais après son départ, les Affaires Maritimes se sont empressées de supprimer toutes les réserves émises. Résultat : tous les pêcheurs actifs ou pensionnaires du quartier maritime de Martigues, reconnu dans le rapport comme le plus important de la région, sont désormais obligés de se rendre à Marseille pour ce qui concerne l'administratif.
Pour la sécurité sociale comme pour la caisse des allocations familiales nous avions un accord de principe pour construire la "maison de la famille" regroupant la caisse d'allocations familiales, la sécurité sociale, le service de la famille de la ville de Martigues et l'association des familles de France, à côté du Pôle Judiciaire lui-même prévu tout près de l'hôtel de ville. Cet ensemble devait représenter un pôle administratif important.
Malheureusement la lenteur de nos services depuis deux ans pour faire avancer ce projet a entraîné le déménagement de la sécurité sociale et la caisse d'allocations familiales quant à elle s'impatiente aussi.
Plus dramatique encore le naufrage de la "Calèche". Ce petit centre de formation pour les conducteurs d'autobus et le transport de personnels divers qui avait fait ses preuves et dont le budget s'équilibrait normalement a été torpillé, il est vrai, par la concurrence qui a complètement déséquilibré son fonctionnement, mais également par le manque de soutien et d'imagination de la ville. En effet, des solutions auraient pu être envisagées pour sauver le personnel permanent (12 employés) et l'encadrement très qualifié en proposant, pourquoi pas, de changer le domaine de compétences de cette société.
Tout cela est bien dramatique pour les services publics de Martigues : près de 120 emplois perdus en moins de deux ans.